Introduction du livre "La stratégie du repos"
Le début d'un mouvement collectif (citoyen ?)
Temps de lecture estimé : 15 minutes
Article rédigé par une humaine.
Bienvenue aux vivants qui nous ont rejoint ici !
Ca fait un mois que je suis descendue des montagnes où je vis (à 1000m d’altitude) pour venir à votre rencontre. Vous êtes nombreux à avoir été au RDV lors des événements à Paris (notamment au forum Prépare la Paix), à Nantes, à Angers, au Mans, en Belgique. Je suis remplie de joie et d’espoir chaque fois que je peux vous faire vivre un moment de régénération collective (parfois accompagnée en musique live par Etienne Gauthier, compositeur et musicien qui s’associe à la tournée).
Mardi, j’interviens devant les dirigeants membres du CJD à Saint-Etienne avant de rentrer chez moi. Mais d’autres dates ouvertes au public sont déjà programmées avant l’été : Lille, Lyon, Genève…
Aujourd’hui, j’ai envie de vous offrir 👇
AU PROGRAMME :
L’introduction du livre pour vous faire découvrir les intentions qui le soutiennent
Des idées simples pour participer au mouvement et permettre de faire connaître La stratégie du repos aux personnes pour qui il pourra être soutenant, enrichissant, utile.
C’est parti !
La stratégie du repos
Introduction
Nous sommes les seuls êtres vivants à préférer la suractivité au repos, à oublier de sentir qu’il est temps de faire une pause, à avoir perdu de vue le rôle essentiel de la régénération. Mon histoire avec le repos – ou son absence – commença très tôt.
15 ans, lycée Saint-Vincent
Soixante-douze par semaine est le nombre d’heures occupées dans mon emploi du temps d’adolescente. Le sentiment de devoir fournir toujours plus d’efforts et le stress m’étouffaient. Le surmenage et la santé mentale des enfants n’existent pas à l’époque. Je dois mon salut à M. Grégoire, professeur de biologie, qui me vint en aide alors que je rêvais de me dérober au monde.
20 ans, école Camondo
Une inflammation du système digestif s’accompagne d’un épuisement extrême. Toutes les deux heures d’éveil, il me faut dormir deux heures. Mon corps ne tient plus face à la pression, à la peur de l’échec, à mon tyran intérieur. Un recentrage drastique et psychologiquement douloureux sur l’essentiel est indispensable pour soutenir le vivant en moi. Cette épreuve qui ébranle ma santé et laisse son empreinte a été le point de départ d’une quête sans fin : comprendre le fonctionnement de mon organisme dans toutes ses dimensions et ce qui l’impacte. J’accumule les preuves que ce qui m’est bénéfique l’est aussi à la planète. Je réalise avec stupéfaction que le mode de vie occidental est délétère pour ma santé et le Vivant en général.
30 ans, Alaska
Un mal-être profond s’est installé en moi et je me suis installée en lui ; nous voguons l’un dans l’autre au gré des vents. J’ai enfin le sentiment d’atteindre cette « vie réussie » que tous semblent vouloir et j’ai perdu le sens de mon quotidien. J’ai cru tout faire comme il fallait : honoré mon impérieux besoin de liberté et d’autonomie en créant mon entreprise, choisi un métier artistique pour créer, travaillé dur pour réussir, saisi les opportunités, inventé ma façon de faire mon métier, appris l’entrepreneuriat ; je me suis formée et renouvelée en permanence. Je ne trouve plus dans ce que je fais, ce qui mérite de me lever le matin et de mettre mon âme au court-bouillon chaque jour. Aussi loin que je remonte dans mon enfance, le sens que les adultes me proposaient était ainsi résumé : bien travailler à l’école pour avoir un bon métier afin de gagner suffisamment d’argent. Si nous « réussissons », nous pourrons nous endetter pour nous loger, conduire une voiture plus confortable, nous offrir des vacances à l’étranger et acheter ce qui nous fait envie. Une vie à la gagner pour dépenser sans compter. J’envie le couple de pies qui fait son nid dans l’if devant ma fenêtre. S’est-il endetté pour obtenir les matériaux et la jouissance du lieu choisi ?
Engluée dans ce désespoir existentiel, je me raccroche à un rêve d’enfant pour me remettre en mouvement. Retrouver suffisamment d’énergie pour mettre « ma vie en suspens ». Prendre le large, direction l’immensité sauvage de l’Alaska avec l’intime espoir de me sortir de ce tunnel sombre. M’extraire de mon environnement, fuir les humains, me dépouiller de mes attributs sociaux, arrêter de travailler, cesser de lutter, abandonner l’exigence de faire constamment. Expérimenter le vide, le temps, le silence. Je ne crois pas qu’il soit nécessaire d’aller loin, j’aurais pu aller sur le plateau du Cézallier ou dans le Jura. L’Alaska s’est imposé en réveillant les braises de mon coeur de petite fille. Pour la première fois de ma vie, je me sens à ma place, au bon endroit, au bon moment. L’émotion est intense. L’immensité des paysages infinis, comme miroir de l’abîme en moi. Le vide en moi prend sens. Il se remplit de cette résonance entre vivants. M’émerveiller d’être là. La réalité d’être (une) vivante. Humilité et gratitude s’unissent en moi. Unité.
Cette expérience de ralentissement volontaire dans un quotidien qui n’était que trivialité (où dormir, quoi manger, quel chemin prendre) et contemplation a été un catalyseur d’une puissance que je ne soupçonnais pas. Le séisme émotionnel, jour après jour, s’est résorbé. Sécher mes pleurs, apprivoiser mon désespoir, traverser mes peurs et me régénérer en profondeur. Bien plus tard, une puissante curiosité m’a fait multiplier les recherches afin de comprendre ce qui avait bien pu se passer là-bas. J’ai alors pu poser des mots, rassembler des éléments scientifiques et tisser des hypothèses autour de cette expérience du temps libéré des injonctions de notre société qui a pansé mes blessures et aidée à me réconcilier avec la vie, à y trouver un sens.
Nos épuisements, une création collective
Si je vous raconte tout cela, c’est pour aller au-delà de mon histoire personnelle, car je ne fais pas figure d’exception. Je suis très loin d’être la seule à avoir perdu de vue que j’étais incarnée dans un organisme qui a ses limites. Les burn-out, le surmenage, la dépression, la perte de sens sont une véritable épidémie exponentielle au point que la simple évocation de ces mots provoque un manque d’intérêt généralisé. À croire que tout le monde a fait son burn-out et que la perte de sens est la dernière tendance. Nous baignons dans un mode d’habiter la Terre qui nous donne l’illusion d’être illimités dans un monde illimité, ce qui rend communs les épuisements que j’ai vécus. Je suis l’archétype même de notre mode de vie, le pur produit de notre façon de faire société. Vous sentez-vous régulièrement fatigué, voire parfois totalement éreinté ? Ressentez-vous par moments un décalage entre ce que vous devez accomplir et ce que vous réalisez finalement ? Maintenir le rythme vous semble-t-il plus difficile à certaines périodes de l’année ?
Votre fatigue n’est pas le fruit du hasard, d’une insuffisance personnelle ou d’une faiblesse de votre organisme. C’est la résultante d’une vision du monde et d’un système sociétal qui nient les besoins des êtres vivants tout en les exploitant et qui fustigent le repos parce qu’il pourrait être source de plaisir et d’émancipation.
En France, 2,5 millions d’actifs sont en burn-out sévère. Depuis la crise sanitaire du Covid-19, 48 % des dirigeants d’entreprise se disent plus stressés et 37 % plus fatigués, 41 % de la population déclare se sentir plus fatiguée3, 42 % des salariés seraient en détresse psychologique et un salarié sur dix serait atteint de burn-out sévère. Le burn-out est considéré par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme un état d’épuisement physique, émotionnel et mental résultant d’une exposition à un stress chronique en milieu de travail. Le syndrome inclut trois dimensions : la perte totale d’énergie, le sentiment de négativisme ou cynisme se traduisant par un retrait et une indifférence vis-à-vis du travail, et la perte d’efficacité accompagnée souvent d’une dévalorisation de soi. Une méta-analyse réalisée en 2023 révèle qu’un adulte sur cinq au niveau mondial a déjà vécu une perte d’énergie pendant plus de six mois sans pathologie sous-jacente et que 10,1 % des adultes sont concernés par la fatigue chronique. Si l’OMS restreint l’emploi de la dénomination « burn-out » au cadre professionnel, de nombreux professionnels de la santé mentale établissent un lien avec la dépression. D’après l’OMS6, 280 millions de personnes étaient atteintes de troubles dépressifs et 301 millions de troubles anxieux en 2019, et les chiffres auraient augmenté respectivement de 28 % et 26 % l’année de la pandémie.
Le premier poste de dépense de l’Assurance maladie française est la santé mentale avec 27,8 milliards d’euros de coûts directs en 2023, et une estimation intégrant les coûts indirects s’élève à 163 milliards d’euros. La population n’a jamais eu autant de congés dans l’histoire de l’humanité et pourtant nous sommes exténués.
« Faire carrière »
Voie où l’on s’engage.
Métier, profession qui présente des étapes,
une progression.
Le choix d’une carrière.
Pendant un temps, j’ai été mue par cet objectif : faire carrière comme synonyme de réussir ma vie. Je n’avais pas conscience de l’autre acception du mot carrière : lieu d’extraction. Une carrière est une ouverture béante dans la croûte terrestre, de laquelle l’humain extrait des matières constitutives de la biosphère pour en faire des matériaux utilisables à souhait. C’est un lieu d’exploitation acharnée par la force des machines, pelleteuses et camions, à grand renfort de dynamite lorsque le corps de la Terre est trop coriace, ou simplement pour accélérer la cadence. Toujours plus vite, toujours plus loin, toujours plus profondément dans ses entrailles. Une carrière est une plaie à ciel ouvert dans le tissu vivant des écosystèmes qui habitaient, traversaient ou étaient en relation avec ce territoire avant l’arrivée de nos engins. Nous nous comportons avec la planète comme nous le faisons avec nous-mêmes. Telles les montagnes que nous disséquons pour en extraire ce à quoi nous donnons de la valeur, nous extrayons de nos organismes humains ce qui a le plus de valeur et que j’appelle nos ressources immatérielles invisibles, tant notre système sociétal les efface de nos consciences pour mieux les exploiter :
• notre énergie (ou vitalité) ;
• notre présence ;
• notre temps.
Nous exploitons la planète à outrance et avec violence, comme nous le faisons de nos organismes humains. Nous déployons des quantités astronomiques d’énergie pour des choses qui n’ont aucun sens pour le Vivant et plus nous puisons l’énergie physique de la planète, plus nous consumons notre énergie psychique humaine. Plus le rythme s’accélère, plus nous peinons à le suivre et plus nous risquons l’épuisement de toutes les ressources, quelle que soit leur origine. Notre mode de vie nous pousse à dilapider notre temps, notre énergie physiquepsychique-créative et notre présence-attention. L’extraction de cette matière précieuse sans laquelle notre économie capitaliste ne pourrait survivre s’accompagne de résidus évacués par le processus, comme les roches et les boues jugées inutiles dans une carrière creusée à flanc de falaise. Sont ainsi abandonnées notre santé physique et mentale, la qualité de nos relations et la joie de vivre. Quant aux personnes malades, porteuses d’un handicap ou d’une maladie chronique ou de n’importe quelle spécificité leur rendant difficile d’offrir leurs ressources au système extractiviste et le respect des conditions imposées, elles sont mises de côté, partiellement ou totalement exclues de la société.
Comment pourrions-nous cesser d’exploiter à outrance la planète sans commencer par cesser d’exploiter notre être et ce qui fait notre vie : notre temps, notre énergie, notre présence ? Comment appréhender la finitude de la planète Terre si nous ne sommes pas capables d’embrasser nos propres limites d’êtres vivants mortels ? Comment faire à l’extérieur de nous ce que nous n’appliquons pas en nous ? Comment répondre aux besoins des autres espèces vivantes avec lesquelles nous cohabitons sans être à l’écoute de nous-mêmes ?
À ma connaissance, quelles que soient leurs origines, leurs géographies, leurs cultures, les peuples premiers ont une vision commune des choses, réunissant la santé – ou la maladie – et le sens de la vie. Dans leurs cosmogonies, mes burn-out et ma tendance au surmenage chronique qui m’a pressurée pendant une partie de ma vie, ne seraient pas cantonnés à ma personne. Comme l’explique Frederika Van Ingen dans Ce que les peuples racines ont à nous dire, la bonne santé de l’individu n’est pas une finalité, mais un baromètre de l’équilibre individuel et collectif, une indication de l’harmonie ou de la dysharmonie avec soi, avec les autres et avec la nature. Lorsque quelqu’un tombe malade ou ressent un mal-être, c’est qu’il n’est plus à sa place ou qu’il y a déséquilibre dans le groupe. Dans la vision du monde amérindienne, l’individu n’est jamais malade uniquement de lui-même. Sa maladie, son dysfonctionnement, son mal-être ou son comportement sont rendus possibles par le milieu dans lequel il évolue. C’est une sorte de cocréation qui entrelace l’individu, la communauté et l’univers. Que penser de notre façon de vivre ensemble qui pousse certains à se suicider et d’autres à débouler dans une école armés d’un couteau ?
Dans ces sociétés racines, la personne concernée par la maladie ou le mal-être est placée au centre de l’attention du groupe, entourée et accompagnée pour l’aider à retrouver son chemin intime, car sa guérison ne peut se faire sans engagement de la communauté et participera à la réharmonisation du collectif. En Occident, nous faisons exactement l’inverse. Lorsqu’une personne tombe malade, ce qui intéresse en priorité est de savoir si elle peut maintenir sa capacité productive. Si celle-ci diminue ou disparaît, même momentanément, elle est le plus souvent mise à l’écart de l’entreprise, voire parfois de la vie sociale. Parce que son état de santé ne lui permet plus de fournir ce qui est attendu d’elle, elle se retrouve isolée au moment où elle aurait le plus besoin du soutien des collectifs dans lesquels elle était engagée. Dans certains cas, c’est la personne elle-même qui se met à l’écart pour s’extraire d’un milieu qui ne lui convient pas ou pour se protéger du jugement et du rejet. Lors de mon premier burn-out, j’ai pris de la distance avec ma famille pour me protéger du manque de soutien et d’empathie face au strict régime alimentaire que je devais suivre. De plus en plus de salariés démissionnent parce que la perte de sens de leur quotidien est devenue trop douloureuse ou se mettent en arrêt-maladie pour se protéger d’un environnement managérial toxique. La non-prise en compte des dysfonctionnements collectifs et structurels dans le traitement de nos maladies de l’âme nous a poussés au bord du précipice. Nous attendons de l’individu qu’il se débrouille pour rentrer dans le cadre qui lui est proposé, quel qu’en soit le coût. Une pression constante et le plus souvent inconsciente s’abat sur nous dès le berceau : normes d’apprentissage, normes esthétiques, normes de comportement. Ces mécanismes culturels nous amènent à accepter l’inacceptable : contribuer au sabotage de notre santé par une exploitation intense des écosystèmes planétaires dont nous faisons partie.
C’est en vivant dans ma chair les conséquences d’un mode de vie infiltré par l’injonction à la performance, par le culte de la perfection, par un rapport monétaire au temps, par une négligence des ressentis de mon corps, que je me suis mise en quête d’en sortir. Pour ma survie. En réintégrant dans mon quotidien la détente, la contemplation, la sieste, des temps à ne rien faire, des activités sans but productif, j’ai constaté à quel point c’est une oeuvre à la rencontre de la santé et de la maladie, du soin et du sens, de l’intime et du politique. Une oeuvre urgemment nécessaire pour transformer notre façon d’habiter notre corps et le corps de la Terre et inverser la tendance autodestructrice dans laquelle nous sommes. Une oeuvre de guérison généralisée.
Pour nous et tous les vivants.
Intention
Ce livre est la résultante de mes années de recherche, de réflexion, de confrontation, de mise en mots des épuisements que j’ai vécus et de tous ceux que j’observe autour de moi comme une épidémie qui s’étend à vitesse grand V. C’est une tentative personnelle de comprendre comment et pourquoi cela arrive et pourquoi cela peut recommencer. C’est aussi la volonté de rendre à chaque partie prenante de cet éreintement généralisé, sa part de responsabilité. Que vous ressentiez le besoin de repos, que vous vous en priviez ou traversiez une période de régénération, que vous sortiez très lentement d’un burn-out ou d’une dépression, que vous ayez l’impression de ne jamais en faire assez, je suis là pour vous dire que vous n’êtes ni déficient ni faible. Vous êtes le lanceur d’alerte d’un système qui est défaillant. Je souhaite nourrir la réflexion pour transformer la réalité politique de l’expérience courante de l’exploitation de nos organismes jusqu’au délitement.
Cet ouvrage articule l’importance de mettre le repos et la régénération qui en découle au coeur de nos vies, aussi bien individuellement que collectivement. Il est imbibé des entrelacements entre la santé humaine, celle de la biosphère et la quête de sens, ces liens que j’ai découverts au fil de mon parcours. Après un tour d’horizon des causes de l’exhaustion générale et de nos résistances à oser ralentir et nous reposer, je vous propose des pistes à explorer offrant rapidement des bénéfices à titre personnel, sans pour autant nier la dimension sociale et systémique du sujet. La troisième partie du livre est spécifiquement consacrée à vous outiller pour vous permettre d’ouvrir des brèches salvatrices fécondes d’énergie, de rêve, de libération, de délicatesse en passant par la matière de votre corps. Je suis intimement convaincue qu’en retrouvant le chemin de notre corps, nous renouerons avec un rythme humain et la conscience de notre appartenance au Vivant. En décolonisant notre corps d’une exploitation constante, nous apprendrons à honorer nos besoins et limites d’êtres humains et serons en mesure d’aller vers une société respectueuse des vivants. Je vois le repos comme piste majeure de réconciliation avec soi ayant une portée bien plus vaste que notre individualité. Nous terminerons en évoquant les dimensions politiques d’une revalorisation du repos dans nos vies.
Je forme le voeu que ce livre soit à la fois inspiration et outil de transformation, qu’il vous autorise à prendre soin de vous dans une démarche qui vous relie au Vivant, nourrit vos actions collectives et offre d’autres possibles que la pression. J’espère vous faire prendre conscience que courir après le temps ne vous rend pas service et vous donner ardemment envie de mettre le repos au centre de votre vie et de celle de vos proches. Vous donner l’autorisation de vous échapper de la production, vous encourager à vous reconstituer en dehors de la performance. Vous faire expérimenter qu’en ralentissant, la vie devient plus douce et plus éclatante, porteuse de davantage de sens et de richesse. Et surtout, rendre tangible le fait qu’en étant attentif à votre régénération, c’est votre relation au Vivant que vous réparez. La stratégie du repos est un engagement pour une société qui remplace l’extraction par le soin et chérit les corps animés. Par la reconnaissance du repos en tant que composante essentielle de notre humanité, nous amorçons une transition bien plus vaste.
Celle d’une réconciliation avec la Terre.
nota bene : les sources et références en notes de bas de page n’ont pas été reporté ici, vous les trouverez dans le livre
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Participer au mouvement #lastratégiedurepos
Si vous aussi pensez qu’il est grand temps de sortir de l’ère de l’épuisement, voici quelques actions simples qui ont un réel impact sur la diffusion du message :
Niveau ⭐️ - Achat en librairie
Achetez le livre dans la librairie de votre choix. Le site Place des libraires vous permet de voir où il est en stock mais vous pouvez le commander à n’importe quel libraire. Chaque demande les incitera à s’intéresser au livre et à peut-être, le mettre en avant. Il est également commandable sur tous les sites de vente en ligne comme celui de la Fnac.
Offrez “La stratégie du repos” autour de vous et constituez une “team repos” pour vous sentir moins seul.e dans la démarche de réhabiliter le repos dans votre vie. Vous profiterez ainsi des pouvoirs merveilleux de la co-régulation ;) (cf. c’est expliqué dans le livre !)
Niveau ⭐️⭐️ - Avis en ligne
Après votre lecture, écrivez un avis en ligne sur les sites d’ Amazon, le site de la Fnac ou autre. Cela prend 3 minutes et c’est TRES IMPORTANT pour faire ressortir le livre dans les moteurs de recherche. Chaque avis compte, j’ai vraiment besoin de vous !
Niveau ⭐️⭐️⭐️ - Partage sur les réseaux
Sur votre lecture ou votre expérience d’une soirée expérientielle #lastrategiedurepos, partagez votre expérience sur les réseaux sociaux. Que dire ? Une photo du livre, un extrait qui vous inspire, une expérimentation, comment le propos du livre résonne en vous, comment va-t’il vous aider au quotidien, par quoi voulez commencer pour vous offrir du repos, pourquoi le livre pourrait être utile à d’autre, etc. Mentionnez-moi et utilisez le hashtag #lastrategiedurepos pour que je puisse réagir ;)
Niveau ⭐️⭐️⭐️⭐️ - Accueillir/Organiser une soirée expérientielle
L’organisation de la tournée du livre repose sur moi et cela représente un grand investissement en temps, en énergie, en présence et en ressources financières. J’ai l’immense chance de pouvoir compter sur des personnes dans plusieurs régions (merci les C+ d’Epop& de Nantes, Lille et Lyon !) mais cela reste très fastidieux de trouver des lieux / communautés / associations qui peuvent m’accueillir gracieusement et rassembler du public en local. Je propose un format expérientiel qui est pensé pour suspendre le temps, vous faire repartir avec des outils concrets de régulation du système nerveux à intégrer directement dans votre quotidien et vous faire vivre une régénération profonde en musique pendant 20min. Si vous souhaitez que je vienne dans votre coin, contactez-moi avec vos idées/contacts et je vous enverrais un document de présentation de la tournée ! Je cherche encore pour le Sud et Sud-Ouest de la France et notamment Bordeaux, Marseille, Strasbourg, Tours.
Voilà vous savez comment contribuer à diffuser le message pour que nous soyons de plus en plus nombreux à creuser le sillon d’un quotidien au rythme humain qui prend soin du vivant en nous et au-delà.
Merci infiniment à toutes celles et ceux qui contribuent déjà !! 🙏
Vous ne le voyez pas mais chacun de vos messages et partages me touche profondément.
Et la suite ?
Les dates de la tournée sont actualisées sur CETTE PAGE qui regroupe les liens d’inscriptions : la majorité des événements sont gratuits mais il faut obligatoirement s’y inscrire.
Le repos n’est pas le contraire de la performance, c’en ai la condition. J’accompagne les organisations à passer d’une culture de l’exploitation qui épuise à une culture de la régénération. J'interviens via des conférences expérientielles, des ateliers et des formats conçus sur-mesure. N’hésitez pas à me contacter si cela vous intéresse !
Conclusion
Après un mois de vadrouille et 9 dates où nous nous sommes rencontrés, je rentre chez moi retrouver les montagnes et préparer la suite.
Je vous donne déjà RDV avec Epop& :
le 21 Mai à Lyon
le 16 Juin à Lille
Les INFOS ici pour vous inscrire.
💖 MERCI à toutes et tous de faire vivre ce livre, de vous l’approprier. 💖
Votre présence aux événements, vos photos et vos mots sont ma récompense.
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Superbe découverte, merci! Cela résonne tellement avec mon vécu, mes écrits sur Hartmut Rosa et les pathologies de l'accélération sociétale ou encore le livre "Paresse pour tous".
J'adore l'intro, ça sera commandé :)
"Les cinétiques de la Terre [et de nos métabolismes] ne sont pas celles des humains pressés" (Jérôme Gaillardet, géochimiste)
Bonjour Anaïs,
Ton discours résonne profondément avec mon propre parcours, même si mon chemin a été différent : j'ai eu la chance d'intuiter mon besoin de changement juste avant d'atteindre les limites de mon corps et de mon mental. C'est lors d'un voyage en Asie que j'ai trouvé des réponses à ces questionnements dans la pensée orientale avec le cycle des saisons, le mouvement perpétuel du vivant. Une façon de comprendre que le repos n'est pas un manque d'action, mais une phase essentielle du cycle.
Depuis, je m'efforce de porter ces idées dans mon travail de designer d'intérieur : concevoir des lieux qui ne soient pas seulement beaux ou fonctionnels, mais de véritables espaces vivants, propices à la connexion à soi et à l'apaisement, accompagner mes clients sur un temps long et leur proposer un tempo d'attention longue à leur environnement... Une façon à ma mesure de contribuer à ce que tu décris.
Je suis heureuse que des voix comme la tienne portent ces mots aujourd'hui.